BATTY BWOY
HARALD BEHARIE
Double soirée norvégienne ☆
⟶ Lieu NEUFNEUF, Toulouse
• Danse
Même soir, même endroit :
Shout, Jens Trinidad (19h)
Propos
Batty Bwoy est une performance solo créée en collaboration avec Karoline Bakken Lund, Veronica Bruce, Jassem Hindi et Ring van Möbius.
À travers une réappropriation du terme jamaïcain « Batty Bwoy » (littéralement « garçon aux fesses »), une expression argotique désignant une personne queer, la pièce détourne et déconstruit les mythes associés au corps queer pour faire surgir des sensibilités démoniaques et des cruautés envoûtantes, ouvrant des espaces de vulnérabilité dans un jeu entre conscience et naïveté. L’horreur et la joie inhérentes à l’expérience queer noire y sont dévoilées.
En questionnant l’absurdité d’une monstruosité queer, Batty Bwoy s’exprime à travers la porosité des corps et des langages : les bouches avalent puis régurgitent les fictions corporelles projetées sur les peaux.
Batty Bwoy s’attaque aux récits profondément ancrés qui nourrissent la peur du corps queer, présenté comme une figure perverse et déviante, tout en les embrassant et en les détournant. L’expression « Batty Bwoy » évoque ainsi une créature ambivalente, à la frontière entre corps vulnérable, puissance libérée, joie et batty energy !
La pièce puise son inspiration dans les mythologies, les stéréotypes répugnants, les émotions et les fantasmes liés aux corps et aux identités queer, les paroles homophobes du dancehall, les films italiens de genre giallo des années 1970, les résiliantes « gully queens », ainsi que dans les voix queer de Norvège et de Jamaïque qui ont participé au processus de création.
|en|
Batty Bwoy is a solo performance in collaboration with Karoline Bakken Lund, Veronica
Bruce, Jassem Hindi, and Ring van Mobius. Through a reappropriation of the Jamaican term
“ Batty Bwoy” (literally, butt boy), slang for a queer person, the work twists and turns the
myths of the queer body to invoke demonic sensitivities and charming cruelties, unfolding
vulnerable possibilities in an interplay of consciousness and naivety. The horror and joy of
Batty Bwoy, inherent to queer blackness, is unmasked.
Scrutinizing the absurdity of a queer monstrosity, Batty Bwoy articulates through the
porosity of bodies and languages, their mouths swallowing and regurgitating the corporal
fictions projected onto their skins.
Batty Bwoy attacks and embraces sedimented narratives around the fear of the queer
body as a perverse and deviant figure. The expression "Batty Bwoy" is used to evoke an
ambivalent creature that exists in the threshold of the precarious body, liberated power, joy,
and batty energy! The work has found inspiration in mythologies, disgusting stereotypes,
feelings, and fantasies of the queer body and identities, homophobic dancehall lyrics, 70s
Giallo films from Italy, resilient “gully queens,” and queer voices in Norway and Jamaica
that have visited and taken part of the process.
Distribution
Chorégraphe/interprète : Harald Beharie
Collaboration artistique et sculpture : Karoline Bakken Lund et Veronica Bruce
Compositeur : Ring van Möbius
Création sonore : Jassem Hindi
Visuels : ©Pietro Bertora ©JulieHrncirova ©TaleHednes
Durée : 1h20
Tarifs : Tarif plein 18€, tarif réduit 14€, tarif pro
Offre NEUFNEUF : 2 spectacles , tarif plein 30€, tarif réduit 22€
Offre NEUFNEUF : 4 spectacles, tarif plein 56€, tarif réduit 40€
Coproducteurs
Dansens Hus, Oslo et RAS, Sandnes
Avec le soutien de la PAHN
Le même soir, au même endroit
Cliquez ici pour découvrir la deuxième proposition de la soirée : Shout de Jens Trinidad, à 19h
